JEAN-CLAUDE TREMBLAY,
DURING THE FIRST WHA
SEASON IN 1972-73.















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








THE WHA NORDIQUES
CELEBRATED THE 40th ANNIVERSARY OF THEIR CHAMPIONSHIP IN 2017.

pictured above:
Wally Weir




THE WHA HOF MADE A SMALL
CONTRIBUTION BY
PROVIDING COPIES OF
OUR BLU-RAY VIDEO FOR
EACH MEMBER OF THE TEAM.

pictured above:
Curt Brackenbury

 




 
 
WHA FEATURE ARTICLES
honoring the 1972-1979 major hockey league

THE WHA QUEBEC NORDIQUES: more than a hockey team

by Benoît Clairoux

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English language text follows after the French text

For a complete history of the WHA Nordiques (in French), visit www.histoirenordiques.ca/
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Ils ont dit que cela ne pouvait pas être fait.

Que la ville de Québec n'était pas assez importante pour posséder une grande équipe professionnelle de hockey.

Ils avaient tort, bien sûr.

Mais pour y arriver, ce ne fut pas facile. En fait, à leur première saison dans l’AMH, les Nordiques de Québec n'étaient pas très talentueux. Sans la magie du défenseur Jean-Claude Tremblay et de solides performances des gardiens de but Serge Aubry et Richard Brodeur, ils auraient perdu 60 matchs ou plus.

Hors de la glace, c'était encore pire. Le grand Maurice «Rocket» Richard n'a duré que deux parties derrière le banc des Nordiques. Les premiers propriétaires ne pouvaient offrir une garantie financière appropriée à la ligue et ont été sauvés à la toute dernière minute par Bill Hunter d'Edmonton.

La deuxième année n’a pas été tellement meilleure. Serge Bernier et Réjean Houle ont signé avec le club, mais pas Jean Béliveau, Guy Lafleur et Gilbert Perreault. Jacques Plante a été nommé entraîneur-chef et directeur général, mais lui aussi n'était pas l’homme de la situation et a abandonné à la fin de la saison. Pour la deuxième fois consécutive, les Nordiques ont raté les séries éliminatoires.

Pourtant, tout n'était pas perdu à Québec. Le hockey est une religion là-bas, et quand les gens commencent à croire, ils font n'importe quoi pour leur équipe. Après avoir traversé le désert, les Nordiques étaient maintenant prêts à accomplir quelques miracles.

En seulement quelques mois, ils ont acquis Réal Cloutier, Marc Tardif et Christian Bordeleau. Cette ligne d’attaque a rendu fous les gardiens de but de l’AMH et a rempli le Colisée de Québec à ras bord. Les Nordiques pouvaient maintenant battre n'importe qui, et ils l'ont presque fait, s’inclinant dans la finale de 1975 contre Houston.

Pendant ce temps, l'équipe a ajouté des fleurs de lys à ses chandails. Ce n'était pas seulement pour la décoration: cela signifiait que les Nordiques représentaient non seulement la ville de Québec, mais aussi toute la province de Québec.

L'équipe était encore plus forte en 1975-1976, mais elle a été éliminée au premier tour par les Cowboys de Calgary. Ce fut un moment horrible, avec le grand Marc Tardif agressé par Rick Jodzio devant la foule du Colisée. Personne ne savait avec certitude si Tardif allait pouvoir retourner jouer au hockey après les coups vicieux qu'il avait reçus à la tête.

Cet été-là, la brasserie O'Keefe a acheté les Nordiques. Cela a causé quelques problèmes plus tard, dans l'autre ligue, où la brasserie Molson faisait la pluie et le beau temps. Mais pour l'instant, l'équipe était en bonne santé financière.

Puis vint la saison 1976/77, le retour de Tardif, les séries éliminatoires, la folle finale contre les Jets de Winnipeg, chaque équipe massacrant l'autre. Le septième et dernier match, remporté 8-2 par les Nordiques dans un Colisée rempli à craquer, la foule chantant et dansant durant toute la rencontre.

Marc Tardif avec un grand sourire, soulevant la coupe Avco. Jean-Claude Tremblay riant comme un enfant, hissé et transporté autour la patinoire par des spectateurs. Des bouteilles de champagne ouvertes partout dans les gradins. Le lendemain, plus de 100 000 partisans dans les rues de Québec pour le défilé.

Cinq ans après que Marius Fortier et cinq autres hommes d'affaires de Québec aient payé 215 000 $ pour une franchise de l’AMH, les Nordiques prouvaient que tous leurs détracteurs avaient eu tort. Québec n'était pas seulement une ville de hockey professionnel, c'était la meilleure ville de hockey professionnel.

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Quarante ans plus tard, un employé du célèbre Château Frontenac, Pierre-Yves Dumont, a eu une idée géniale: créer un événement spécial pour honorer les champions de 1977. Ce qu’il a fait.

Marc Tardif était présent, avec Serge Bernier, Christian Bordeleau et Réal Cloutier, ainsi que de nombreux autres joueurs de l’équipe: Paul Baxter, Jean Bernier, Paulin Bordeleau, Curt Brackenbury, Bob Fitchner, Richard Grenier, François Lacombe, Steve Sutherland et Wally Weir.


Réal Cloutier, Jean Bernier, Steve Sutherland, Christian Bordeleau,
François Lacombe, Serge Bernier, Richard Grenier, Wally Weir,
Marc Tardif, Curt Brackenbury, Paulin Bordeleau.

Ils portaient tous le fameux chandail bleu et blanc avec les fleurs de lys. Sur une table, il y avait le chandail numéro 3 de Jean-Claude Tremblay, malheureusement décédé en 1994.

Pour rendre les choses plus officielles, l'un des trois exemplaires de la coupe Avco a été présenté lors de l'événement. C'était la première visite du trophée à Québec depuis 1977.

Comme il l'a fait 40 ans plus tôt, Marc Tardif a soulevé le trophée devant ses coéquipiers et un Paul Baxter with Réal Cloutier and Jean Bernier.important contingent de médias de Québec. Puis, dans une autre pièce, les joueurs ont été photographiés un par un avec le trophée.

Les fans des Nordiques étaient également conviés à l'événement. Allaient-ils être présents en grand nombre? Après tout, ce championnat datait de 40 ans. Mais ils sont venus, par dizaines. Ils voulaient tous obtenir des autographes des joueurs et se faire prendre en photo avec la coupe Avco.

Paul Baxter, Réal Cloutier, and Jean Bernier. photos: Benoit Clairoux

S'il y avait un mot pour décrire cet événement, c'était celui-ci: la fierté. La fierté de remporter la coupe Avco, la fierté de donner un championnat aux amateurs de hockey de Québec, la fierté de savoir que Québec était une grande ville de hockey.

Et surtout, la fierté d'être un Nordique.

Il y a eu d'autres équipes de hockey à Québec avant les Nordiques, et il y en a eu d'autres depuis leur départ. Mais les Nordiques étaient différents. Ils étaient beaucoup plus qu'une équipe de hockey. Ils étaient la fierté d'une ville et d'une province, la preuve que tout était possible.

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THE WHA QUEBEC NORDIQUES: more than a hockey team

by Benoît Clairoux

They said that it couldn’t be done.

That Quebec City was not big enough to have a major pro hockey team.

They were wrong, of course.

But getting there wasn’t easy. In fact, the first-year Quebec Nordiques of the WHA didn’t have much talent. Without the magic of defenseman J.C. Tremblay, and solid goaltending from Serge Aubry and Richard Brodeur, they would have lost 60 games or more.

Off the ice, it was even worse. The great Maurice “Rocket” Richard lasted only two games behind the Nordiques bench. The first owners couldn’t offer a proper financial guarantee to the league and were saved at the very last minute by Bill Hunter of Edmonton.

The second year was not much better. Serge Bernier and Réjean Houle signed with the club, but Jean Béliveau, Guy Lafleur and Gilbert Perreault didn’t. Jacques Plante was named head coach and general manager, but he too wasn’t fit for the job and quit at the end of the season. For the second time in a row, the Nordiques missed the playoffs.

Yet all was not lost in Quebec City. Hockey is a religion there, and when people start to believe, they will do anything for their team. After walking through the desert, the Nordiques were now ready to accomplish some miracles.

In only a few months, they acquired Réal Cloutier, Marc Tardif and Christian Bordeleau. That line drove WHA goalies nuts and packed the Quebec Colisée to the rafters. The Nordiques could now beat anybody, and they almost did, losing the 1975 final to Houston.

Meanwhile, the team added fleur-de-lis to its jerseys. That was not just for decoration: it meant that the Nordiques were not only representing Quebec City, they were also playing for the entire province of Quebec.

The team was even stronger in 1975/76, but was knocked out in the first round by the Calgary Cowboys. It was an ugly affair, with the great Marc Tardif being assaulted by Rick Jodzio in front of the Colisée crowd. Nobody knew for sure if Tardif could play hockey again after the vicious blows he received to his head.

That summer, O’Keefe Breweries bought the Nordiques. That would cause some problems later, in the other league, where Molson Breweries ran the show. But for now, the team was in good financial health.

Then came the 1976/77 season, Tardif’s comeback, the playoffs, the crazy final against the Winnipeg Jets, each team trouncing the other. The seventh and last game, won 8-2 by the Nordiques in front of a capacity crowd at the Colisée, chanting and dancing.

Marc Tardif smiling and lifting the Avco World Trophy. Jean-Claude Tremblay laughing, being hoisted and carried around the ice by spectators. Bottles of champagne popping everywhere in the stands. The following day, more than 100,000 fans in the streets of Quebec City for the parade.

Five years after Marius Fortier and five other Quebec City businessmen had paid $215,000 for a WHA franchise, the Nordiques had proven all their detractors wrong. Quebec City was not only a pro hockey town, it was the best pro hockey town.

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Forty years later, an employee at Quebec City’s world-renowned Château Frontenac, Pierre-Yves Dumont, had a great idea: create a special event to honour the 1977 champions. And so he did.

Marc Tardif was there, along with Serge Bernier, Christian Bordeleau and Réal Cloutier, plus many other players from that championship team: Paul Baxter, Jean Bernier, Paulin Bordeleau, Curt Brackenbury, Bob Fitchner, Richard Grenier, François Lacombe, Steve Sutherland and Wally Weir.

They all wore the famous blue and white jersey with the fleur-de-lis. On a table, there was the number 3 jersey of J.C. Tremblay, who sadly passed away in 1994.

To make things more official, one of the three copies of the Avco World Trophy was brought at the event. It was the first visit of the trophy in Quebec City since 1977.

Like he did 40 years before, Marc Tardif lifted the trophy in front of his teammates and a large contingent of Quebec City media. Then, in another room, the players were photographed one by one with the trophy.

The Nordiques fans were also invited to the event. Would they also come? After all, that championship happened 40 years ago. But they came, by dozens. They all wanted to get autographs from the players and have their picture taken with the Avco World Trophy.

If there was a word to describe that event, it was this one: pride. The pride of winning the Avco World Trophy, the pride of giving Quebec City hockey fans a championship, the pride of knowing that Quebec City was a big-time hockey city.

And especially, the pride of being a Nordique, “from the North.”

There were other hockey teams in Quebec City before the Nordiques, and there have been others since they left. But the Nordiques were different. They were much more than a hockey team. They were the pride of a city and a province, the proof that everything was possible.

 
 

 

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